Un parti souverainiste arrive au pouvoir dans un pays Françafricain. Il parle de rupture, de dignité, de fin des bases militaires, de souveraineté économique, de renégociation des contrats. Bref, un cauchemar géopolitique. Voici le manuel de sabotage enseigné à l’école des ANES (Administrateurs Néocoloniaux) pour contrer la révolution et maintenir le système néocolonial.
1) Tu souhaites la bienvenue
Tu félicites publiquement le nouveau régime. De façon très chaleureuse, républicaine, diplomatique. Tu fais croire au leader qu’il est différent, moderne, fréquentable. Plus il se sent appartenir au groupe, au réseau, au club, plus il devient prévisible, influençable. Il baisse la garde.
2) Tu actives les réseaux
Les multinationales, les banques, les bailleurs, les sociétés secrètes… tous reçoivent un message subtil: Il faut faire comprendre à ces idéalistes qu’on ne joue pas au révolutionnaire avec les marchés.
Résultat :
- notations dégradées,
- rumeurs d’instabilité,
- investisseurs inquiets,
- conférences alarmistes sur la situation macro du pays.
L’objectif : mettre le nouveau pouvoir sous pression pour qu’il accepte les compromis.
3) Le sabotage administratif
Dans l’État, tu as encore des néo-commandants de cercle fidèles, c’est ta cinquième colonne :
- des directeurs,
- des chefs de service,
- des secrétaires généraux,
- des fonctionnaires de la vieille école,
- des magistrats qui contrôlent le judiciaire.
Leur mission ? Ralentir la machine. Pas frontalement, de façon soft :
- retards dans le traitement des dossiers,
- dossiers introuvables,
- rapports qui disparaissent,
- procédures interminables,
- une justice ralentie à dessein,
- « On va vérifier, Monsieur le Ministre. »
La révolution meurt enterrée sous une tonne de paperasse et de procédures.
4) Tu actives les médias fake news
« Le pays va droit dans le mur ! »
« L’économie s’effondre ! »
« La rupture, c’est dangereux ! »
« Nous avons confié le pays à des amateurs, il nous faut de vrais hommes d’Etat ! »
Les éditorialistes et autres chroniqueurs prêchent la prudence.
L’ objectif: isoler le gouvernement, faire douter le peuple, créer un climat anxiogène.
5) L’instrumentalisation des frustrations sociales
Tu actives :
- les syndicats qui lancent des mots d’ordre de grève,
- la société civile qui sort des communiqués sur la nécessité d’apaisement,
- les ONG qui font le travail de terrain et font remonter les infos.
Même les gens qui n’ont pas de travail veulent faire grève. Le pays devient un théâtre d’agitation sociale permanente. Le peuple commence à douter.
6) Tu divises en inoculant le virus Trotskyste
Tu glisses dans le parti souverainiste des professionnels de l’entrisme, tu organises la transhumance.
Tu chuchotes aux uns : « Il a trahi l’idéal. » Aux autres : « Il est dangereux, il va ruiner le pays.» Au Président: « votre numéro 2 est trop populaire…il lorgne votre fauteuil, il faut le surveiller. »
Objectif: diviser, séparer, opposer, jusqu’à ce qu’on ne sache plus qui trahit qui.
7) Le piège de la cooptation internationale
Les institutions internationales viennent avec un sourire : « Nous voulons travailler avec vous. » Traduction : « Abandonnez vos idées et on vous laissera respirer. »
- Tu séduis en créant un sentiment de reconnaissance internationale (invitations prestigieuses à Paris, Davos, Washington),
- interviews dans les grands médias étrangers,
- photos officielles avec dirigeants mondiaux,
C’est l’art de faire en sorte que la rupture devienne progressivement une continuité maquillée. Beaucoup de révolutionnaires sont entrés dans les rangs après un cocktail-piqûre de rappel au Quai d’Orsay.
Le leader souverainiste n’est plus ancré dans son peuple. Il devient adepte d’un système qui le dépasse pour lequel il développe un réflexe de loyauté. Il abandonne son indépendance mentale, et épouse la mentalité de ses nouveaux maîtres. C’est une intégration forcée dans le système mondial, une manière élégante de neutraliser toute tentative d’émancipation. Subtilement.
8) L’attaque final au cas où les souverainistes résistent : provoquer l’échec du régime
Tu augmentes :
- Les pénuries artificielles
- Les ruptures logistiques
- Les arbitrages contre le pays
- Les pressions économiques
Ensuite tu laisses la machine tourner : Le peuple souffre, accuse le gouvernement. Les médias fake news et les experts de plateau chuchotent: « Vous voyez… vous étiez mieux avant. » C’est le coup d’État version soft power.
Mais, car il y a toujours un mais! La France A Fric a un ennemi naturel qu’elle ne pourra jamais infiltrer : Un peuple éduqué, et déterminé. C’est la seule ligne de défense réelle.
Un peuple éduqué ne signifie pas un peuple de diplômés.
Éduqué = Conscient. C’est un peuple qui :
- comprend les mécanismes économiques,
- détecte les medias fake news,
- connaît ses intérêts,
- identifie les pièges géopolitiques,
- refuse les élites domestiquées,
- reconnaît les infiltrés.
Un peuple éduqué n’est pas un troupeau manipulable. C’est un acteur politique puissant.
Un peuple déterminé:
- ne renonce pas,
- ne se fatigue pas,
- ne recule pas quand la pression monte.
La France A Fric fonctionne par guerre d’usure: fatiguer le régime jusqu’à le faire plier. C’est là où le peuple déterminé devient un bouclier pour préserver la révolution.
Conclusion : Un peuple éduqué et déterminé est la seule force politique impossible à acheter, influencer ou coopter. La seule garantie de souveraineté réelle. Le seul contre-pouvoir que le système ne sait pas gérer, raison pour laquelle il aura toujours le dernier mot de l’histoire.
Je souhaite à la jeunesse sénégalaise d’être déterminée et de défendre son élan de souveraineté jusqu’au bout ♥️