Le jargon technocratique, c’est comme un ballon d’air : ça fait du volume, ça prend de la place, ça impressionne… mais au final, il manque la substance.

Et ce manque de substance n’est pas un hasard : c’est une stratégie destinée à maintenir le peuple dans un brouillard mental permanent.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

  • Il y a un trou dans les caisses, ça donne : Il y a une contraction budgétaire exogène liée à un choc de liquidité.
  • On a mal géré, ça donne :  On observe une inadéquation structurelle dans la mise en œuvre opérationnelle.
  • On a volé : On note une irrégularité procédurale significative.

Plus c’est compliqué, moins le peuple pose de questions, et ça, c’est l’objectif.

Le jargon comme rideau de fumée

Dans une démocratie saine, le peuple doit comprendre pour pouvoir juger. Mais si on veut éviter que le peuple juge, le mieux c’est de parler une langue compliquée, réservée aux initiés. L’État c’est compliqué, laissez-nous faire, vous n’avez pas les compétences.

Le jargon technocratique sert à créer une distance entre les gouvernants et les gouvernés. On nous fait croire que la situation est trop complexe pour le citoyen lambda.

Le technocrate ne ment pas frontalement. Il parle de telle sorte que personne ne puisse vérifier ce qu’il dit. Parce que si tu ne comprends pas, tu ne peux pas accuser. C’est une assurance tous risques contre la reddition des comptes.

Quand un scandale éclate, on sort un rapport intitulé: Analyse systémique des externalités structurelles et des inconsistances dans un contexte de volatilité plurielle. Comprenne qui peut.

Le peuple lit le titre, soupire, abandonne. Scandale enterré.

Tant que les choses ne sont pas dites simplement, le technocrate continuera à saupoudrer de l’inclusivité systémique, de la résilience opérationnelle et de l’ancrage macroéconomique partout…

La vérité, c’est que gouverner un pays, gérer une ville, organiser un État, ce n’est pas une équation de physique quantique. C’est du bon sens, le même que tous chef de famille responsable utilise pour gérer une maison…

Le bon sens dit : Si tu empruntes, tu rembourses.

Eux disent : Nous observons une restructuration de la trajectoire de soutenabilité debtodynamique. Traduction : On a flambé l’argent. On ne sait pas comment rembourser.

Le bon sens dit : Explique clairement au peuple.

Eux disent : Communication institutionnelle stratégique à  verticalité calibrée. Traduction :On t’embrouille pour que tu ne comprennes rien.

Le bon sens dit : Si tu signes un contrat, respecte-le.

Eux disent: Suspension proactive liée à une reconfiguration multi-acteurs. Traduction : On a pas respecté le contrat. On improvisera la suite.

Le bon sens dit : Ne dépense pas plus que ce que tu as.

Eux disent : Nous allons élargir la base contributive. Traduction : On va prendre dans les poches du peuple pour maintenir notre train de vie.

Conclusion : la cité n’a pas besoin de jargon… mais de bon sens. D’ailleurs ne disent-ils pas eux-mêmes dans leurs textes de loi : Gérer en bon père de famille ?

Gérer un État, c’est comme gérer une maison, mais avec plus de pièces et plus de voleurs qui tournent autour.

  • Si l’eau fuit, tu fermes le robinet, et tu appelles le plombier.
  • Si la nourriture manque, tu priorises, tu fais 2 repas au lieu de 3, et surtout tu ne gaspilles pas.
  • Si un membre de la famille vole, tu règles le problème, et tu sanctionnes.
  • Si quelqu’un ment, tu l’exposes.
  • Et si on demande Ana Khaliss Bi ? ….tu va le chercher.

Dans un pays souverain, les dirigeants parlent la langue du peuple. Ils expliquent clairement, simplement, sans tourner autour du pot, sans maquiller la vérité.

 

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