Mes chers compatriotes, sortons nos lunettes de détective ! Car oui, il y a bien, selon nos Autorités, confirmées par le Fonds monétaire international (FMI), une dette « cachée » au Sénégal, et elle est massive. Cette affaire mérite que tous les Sénégalais se transforment en Détectives, parce que finalement c’est bien nous qui allons payer la note.
On nous dit que cette dette est tellement grosse qu’on n’arrive même pas à l’évaluer correctement. Certains parlent de 7 Milliards USD, d’autre de 11 Milliards USD. Chaque jour de nouveaux cafards sont déterrés. Des chiffres qui donnent le tournis. D’après les estimations les plus basses, on va devoir payer 16 Milliards CFA par jour pour rembourser.
Mais la vraie question qu’on se pose c’est: Ana Khaliss Bi ? Fou Khaaliss bi dougou? C’est le mystère du siècle.
On nous dit que c’est exceptionnel, du jamais vu. Même le FMI qui en a vu d’autres a dû réajuster ses lunettes.
Des projets fantômes et des immeubles et villas bien visibles.
Certains disent que l’argent est parti dans les infrastructures. Très bien. Mais lesquelles ?
Les routes défoncées après la première pluie ?
Les hôpitaux inexistants où même le thermomètre est en grève ?
Les abris provisoires des écoles ?
Les immeubles de Madiambal ? De Farba ? Les palais de Marrakech ? Les Condos au Canada ? Ok à tout casser cela ferait quelques dizaines de milliards, on est loin du compte. Mais qu’est ce qu’ils ont fait de tout cet argent ?
Le peuple ne veut pas des enquêtes sans suite, ni des commissions de fonctionnaires.
Le peuple veut la vérité, claire, simple et chiffrée.
Le peuple exige qu’on récupère ce que l’on peut de cet argent. Le Nigéria a mis 25 ans pour tracker et récupérer les avoirs détournés par Sani Abacha. En sachant qu’à l’époque on avait ni les mécanismes de régulation, ni les instruments de surveillance des mouvements financiers dont on dispose aujourd’hui. Si on s’y met, ce ne sera pas facile, mais ça ne prendra pas 25 ans.
Parce qu’au final, ce n’est pas une dette “cachée”, c’est une dette planquée. Et ceux qui l’ont planquée savent très bien où. Alors si tu croises un membre de l’APR ou un ami de Macky Sall, pose-lui juste une petite question, avec le sourire :
“Dis-moi, mon frère…
Ana Khaliss Bi ?
Rrrrr